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26 mai 2006

2. Etablir un plan d'affaires trop optimiste.

Si les clients affluent avant même la création de l'entreprise, c'est plutôt bon signe. Mais ce succès commercial ne doit pas occulter les charges sociales et les impôts qui vont lourdement grever les futurs revenus. Prenons l'exemple d'un consultant célibataire, sans charge de famille, qui démarre son activité. A investissement constant, plus ses recettes seront élevées, moins il aura de charges. Avec 5 000 euros de chiffre d'affaires par mois, il lui restera 50 % de revenus nets. Avec 1 500 euros, seulement 42 %. Autant le savoir avant de démarrer.

Si l'on décide de quitter un job rémunéré 3 500 euros par mois, on devra générer 82 440 euros de chiffre d'affaires brut par an, soit 687 euros hors taxes par jour, sur 120 jours travaillés, pour conserver le même train de vie. En cas de marché tendu, on peut diminuer son prix de journée. Mais ce n'est pas toujours possible. « Je facture entre 550 et 600 euros la journée d'interprétation. Ce sont les tarifs définis dans ma profession et il est mal vu d'aller en dessous », explique Robert de Loaiza, traducteur-interprète de conférence. Reste à mettre les bouchées doubles. Rien n'empêche de facturer 250 jours par an. Mais attention au burn-out ! Surévaluer ses capacités se paie cher.

Comment calculer son tarif journalier ?
 

Quel tarif journalier pratiquer si l'on souhaite, par exemple, conserver un revenu net par mois de 3 500 euros ? Reprenons l'exemple de l'indépendant célibataire sans enfants évoqué en page précédente. Pour qu'il lui reste 42 000 euros nets de charges et d'impôts, il doit facturer 82 440 euros de chiffre d'affaires brut. En effet, quand il facture 100 euros à un client, il lui reste 51 euros de revenus nets. Pour fixer son tarif à la journée, la méthode est la suivante : il faut diviser ces 82 440 euros par le nombre de jours où il sera rémunéré, soit environ 120 jours dans l'année, compte tenu du temps nécessaire à la prospection commerciale et à la gestion.

Résultat : notre consultant doit facturer 687 euros HT par jour.

Chiffre d'affaires brut: 82 440 euros

Charges sociales: 20 553 euros

Autres charges: 5 590 euros

Impôt + CSG-CRDS non déductibles: 14 297 euros

Total charges + impôts = 40 439 euros

Reste : 42 000 euros

(3 500 euros x 12)

Notre solo a les mêmes frais que ceux pris en compte pour la simulation précédente (voir l'encadré « Que va-t--il vous rester après charges et impôts ? » page 44) . Il a adhéré à une association de gestion agréée et bénéficie à ce titre de 20 % d'abattement pour l'impôt sur le revenu.
 

 Sommaire :

1. Démarrer trop tôt ou ... trop tard

2. Etablir un plan d'affaires trop optimiste
3. Se tromper de forme juridique et de régime fiscal
4. Ne pas opter pour le bon régime social
5. Ne pas prévoir le "coup du lapin"
6. Attendre le financement d'un formation
7. Trop compter sur les aides
Zoom : Les témoignages de trois solos.
Zoom : Que va-t-il rester après charges et impôts ?
Zoom : Tout sur le régime micro