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26 mai 2006

3. Se tromper de forme juridique et de régime fiscal.

Le régime de la micro-entreprise est séduisant car il permet de ne pas tenir de comptabilité et offre un abattement forfaitaire.

D'une manière générale, les commerçants solos, qui ont des investissements lourds, optent pour la SARL. Ce n'est pas le cas des professions libérales (consultants, graphologues, interprètes...), qui optent plutôt pour l'entreprise individuelle. Mais, dès que leurs revenus augmentent, ils doivent songer à créer une société. « Avec un chiffre d'affaires de 240 000 euros par an, j'ai abandonné le statut d'indépendant pour créer une SARL afin d'être moins imposée », admet Micheline Maximin. Notons que l'impôt sur les sociétés est de 34,83 %, mais qu'il passe à 15,25 % si les bénéfices sont inférieurs à 38 120 euros, sous certaines conditions. Quoi qu'il en soit, le solo y gagnera en comparaison de l'impôt sur le revenu qui avoisine les 58 % dans la tranche maximale.

« Plutôt qu'exercer en nom propre, un consultant qui gagne bien sa vie peut créer une EURL avec une option à l'impôt sur les sociétés afin de limiter sa charge fiscale », conseille Laurence Piganneau, consultante à l'APCE et auteur de La Micro-Entreprise de A à Z (Editions d'Organisation). Reste le choix du régime fiscal. Si l'on est imposé aux BNC (bénéfices non commerciaux) en tant que profession libérale ou aux BIC (bénéfices industriels et commerciaux) en tant que commerçant ou artisan, le régime de la micro-entreprise est séduisant car il permet de ne pas tenir de comptabilité et offre un abattement forfaitaire. « Mais, si l'on achète du matériel ou un stock, le régime micro ne permet pas de récupérer la TVA. L'option pour le régime réel permet de prendre en compte les charges réellement supportées et de bénéficier de l'abattement fiscal de 20 % si l'on adhère à un centre ou une association de gestion agréée. »

 Sommaire :

1. Démarrer trop tôt ou ... trop tard

2. Etablir un plan d'affaires trop optimiste
3. Se tromper de forme juridique et de régime fiscal
4. Ne pas opter pour le bon régime social
5. Ne pas prévoir le "coup du lapin"
6. Attendre le financement d'un formation
7. Trop compter sur les aides
Zoom : Les témoignages de trois solos.
Zoom : Que va-t-il rester après charges et impôts ?
Zoom : Tout sur le régime micro