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26 mai 2006

4. Ne pas opter pour le bon régime social.

Mieux vaut garder la majorité du capital afin de rester maître à bord de sa société.

Angélique Warain a créé une SARL dont elle est gérante associée minoritaire. « Ma mère détient 51 % du capital pour que je puisse avoir le régime général des salariés », reconnaît la jeune femme. Une situation très répandue. Bien des créateurs sont tentés de demander à l'un des membres de leur famille de jouer les prête-noms pour bénéficier de ce statut. Le jeu en vaut-il la chandelle ? « Mieux vaut garder la majorité du capital afin de rester maître à bord de sa société, met en garde Laurence Piganneau. D'autant que le gérant majoritaire - mais aussi le travailleur indépendant, le gérant d'une EURL - peut avoir une couverture sociale identique à celle des salariés, sans que le coût soit plus élevé. » Nul tour de passe-passe.

Le dispositif de la loi Madelin permet aux TNS (travailleurs non salariés) de déduire leurs cotisations à une caisse de retraite complémentaire, une mutuelle maladie, maternité ou à une assurance chômage du type GSC (garantie sociale des chefs d'entreprise) ou Appi (association pour la protection des patrons indépendants). Notons que, pour un revenu mensuel de 3 500 euros net, le statut de gérant minoritaire se révèle plus onéreux que celui d'un travailleur indépendant qui a pris des assurances complémentaires afin d'avoir une protection sociale similaire. Si les TNS peuvent couvrir l'interruption de leur activité par un contrat Madelin, le gérant minoritaire de SARL, lui, est souvent en butte à l'Assedic, qui ne reconnaît pas son contrat de travail, au moment où il se retrouve au chômage.

Cela ne l'a pas empêché d'accepter ses cotisations pendant de longues années ! Reste que, en cas d'échec, le créateur bénéficie d'une indemnisation de l'Assedic, dans les trois ans à compter de la fin de son contrat de travail. Mais le temps file vite...

 Sommaire :

1. Démarrer trop tôt ou ... trop tard

2. Etablir un plan d'affaires trop optimiste
3. Se tromper de forme juridique et de régime fiscal
4. Ne pas opter pour le bon régime social
5. Ne pas prévoir le "coup du lapin"
6. Attendre le financement d'un formation
7. Trop compter sur les aides
Zoom : Les témoignages de trois solos.
Zoom : Que va-t-il rester après charges et impôts ?
Zoom : Tout sur le régime micro