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04 août 2006
Jack Welch 02
Règle n°4 : Le leader instaure un climat de confiance.
Franchise, transparence, et reconnaissance des mérites. La confiance, c'est ce qui se produit quand un leader est transparent, franc et fidèle à ses engagements.
Un poste de leader peut se transformer en vrai trip de pouvoir. Certains se délectent d'avoir autant d'emprise sur les hommes et les choses. Ils ont leurs petits secrets, ils ne dévoilent guère ce qu'ils pensent des personnes, ils font de la rétention d'information sur l'entreprise et son avenir. Par ce type de comportement, le leader se positionne certainement en « big boss », mais il vide l'équipe de toute confiance.
Qu'est-ce que la confiance ? C'est, au fond, quelque chose que vous reconnaissez quand vous l'éprouvez. La confiance, c'est ce qui se produit quand un leader est transparent, franc et fidèle à ses engagements. C'est aussi simple que cela. Votre personnel doit toujours savoir ce que la direction pense de ses résultats. Il doit connaître la situation de l'entreprise. Parfois, elle n'est pas brillante - comme lorsque des licenciements sont à l'ordre du jour -, et n'importe qui de normalement constitué préférerait avoir d'autres nouvelles à annoncer. Mais il faut lutter contre l'envie d'amortir ou d'enrober les messages pénibles. Sinon, vous le paierez cher, sous forme de confiance perdue et d'énergie gaspillée.
Le leader instaure un climat de confiance en rendant à César ce qui est à César. Il ne se sert jamais d'un collaborateur en lui piquant une idée et en la présentant comme sienne. Il ne manie ni la flatterie ni le dénigrement : il est suffisamment adulte et sûr de lui pour savoir que la réussite de son équipe lui vaudra une certaine reconnaissance, et cela dans un avenir proche. Dans la tourmente, le leader assume la responsabilité des échecs. Quand tout va bien, il distribue généreusement les compliments. [...]
Règle n°5 : Le leader a le courage de prendre des décisions impopulaires
Il arrive qu'une décision soit difficile à prendre, non parce qu'elle fera des mécontents, mais parce que ce sont vos tripes qui vous l'inspirent et qu'elle ne repose sur aucun élément « objectif ».
Certaines personnes sont, par nature, portées au consensus. Elles veulent se faire aimer de tous. Une telle attitude peut faire plonger le leader dans la panade, car il y a des moments où il faut se séparer de certaines personnes, cesser de financer un projet, fermer une usine...
Les situations difficiles engendrent protestations et résistances. Votre travail consiste à écouter et à vous expliquer clairement, puis à continuer d'aller de l'avant. Vous ne devez ni vous attarder ni raconter des contes de fées. Vous n'êtes pas là pour gagner un concours de popularité, vous êtes là pour diriger. Il arrive qu'une décision soit difficile à prendre, non parce qu'elle fera des mécontents, mais parce que ce sont vos tripes qui vous l'inspirent et qu'elle ne repose sur aucun élément « objectif ».
On s'est beaucoup étendu sur le mystère de l'instinct, mais, au fond, il ne s'agit que de reconnaître une situation déjà rencontrée. Vous avez si souvent vu cette configuration que vous devinez ce qu'il en est cette fois-ci. Vous ne disposez peut-être pas de tous les éléments, mais vous avez vraiment l'impression d'être déjà passé par là. [...]
Dans le cas d'un recrutement, vous rencontrez parfois le candidat qui a « tout bon ». Son CV est parfait, il a fait les bonnes écoles, il a une longue expérience. Au cours de l'entrevue, la fermeté de sa poignée de main, son regard direct, ses questions intelligentes vous ont fait bonne impression. Et pourtant, quelque chose vous chiffonne. Peut-être a-t-il trop bougé : il a énormément changé de poste en peu d'années, sans explication valable. Les éloges de son dernier patron ne semblaient pas tout à fait sincères... Vous vous retrouvez avec cette impression viscérale qui ne vous quitte pas. N'embauchez pas ce gars-là. On vous a donné une place de leader parce que vous avez de la bouteille et parce que vous avez souvent eu raison. Ecoutez votre instinct. Il a quelque chose à vous dire. [...]
18:20 Publié dans Jack Welch. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jack welch, jack welch winning, welch, retraite capitalisation



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