« Les assurances sociales au quotidien. Un guide à l'intention des PME | Page d'accueil | Comment choisir une association ? »
09 octobre 2006
Auxiliaire de vie : être utile intelligemment.
Dirigée par Janine Rigou, l'Association d'entraide multiple, A.E.M, a pour vocation l'aide à domicile. Créée en 1978, à l'initiative du maire de Mirambeau (17), cette association a permis à Michèle Durand, au chômage depuis deux ans, de suivre une formation, d'obtenir un diplôme et de trouver un emploi stable et épanouissant. Portrait croisé.
Un travail après une période de chômage de deux ans
«J’ai quitté l’école à 14 ans sans diplôme. J’étais au chômage depuis deux ans et je cherchais absolument un emploi », explique Michèle Durand, 49 ans, aujourd’hui auxiliaire de vie à l’A.E.M. Après avoir enchaîné « des dizaines de petits boulots », Michèle entreprend alors des recherches actives pour trouver un emploi stable. Elle frappe à toutes les portes : « je faisais des demandes tous azimuts. Je me suis adressée à la Mairie de Mirabeau et un jour, la directrice de l’AEM, Janine Rigou, m’a convoquée. Pendant l’entretien, ça a tout de suite accroché ». C’était il y a quatorze ans. Depuis, Michèle est fidèle au poste.
« Être capable d'établir du lien social »
Ce qui a séduit Janine Rigou, c’est que Michèle « est une personne qui est capable d’établir un lien social important. Elle avait envie de réussir, de s’en sortir, souligne-t-elle. Quand je lui ai proposé de suivre une formation, elle a de accepté volontiers ». Michèle obtient, à l’époque le Certificat d’aptitude aux fonctions d’aide à domicile (CAFAD) : « c’était mon premier diplôme. Pour moi, ça a été un épanouissement et un enrichissement incroyable ! »
« Un métier à part entière »
Pour Michèle, pas question de qualifier son travail de petit boulot. L’aide à la personne « est un métier à part entière », insiste-t-elle. Ce qui lui plaît dans ce métier ? « C’est le contact humain. On est utile intelligemment et c’est quelque chose de très valorisant. On établit avec les gens une relation de confiance et ça, c’est fondamental. On appartient aussi à un groupe. On n’est jamais seul. Si on a le moindre problème, la structure est présente. On n’est pas lâché dans la nature : on est encadré ». Ce qui lui plaît dans ce métier ? C'est le contact humain.
« Des emplois de proximité et de lien social »
« On ne fait pas cet emploi pour avoir un salaire en fin de mois, pointe Janine Rigou. L’aide à domicile est une passion, poursuit-elle. Ce sont des emplois de proximité et de lien social. La personne est au centre du dispositif. Il faut avoir envie d’aider une personne âgée, savoir être à l’écoute ».
Aujourd’hui, Michèle a trouvé sa voie : « j’irai jusqu’au bout, jusqu’à la retraite. Je voudrais dire que c’est un travail que l’on fait à fond. On le fait avec son cœur et avec ses tripes, mais il faut aussi, quand on part de chez la personne, savoir couper. Il faut savoir prendre du recul ».
12:30 Publié dans Actions solidaires. | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : cadeau partage, commerce équitable, cadeau solidaire, bénévolat


