03 janvier 2009

L’idée.

Tout projet de création d’entreprise commence par une idée. Qu'elle naisse de l'expérience, du savoir-faire, de la créativité ou d'un simple concours de circonstance, l'idée prend souvent la forme d'une intuition ou d'un désir qui s'approfondit et mature avec le temps...

medium_0007059.2.JPGIl existe une grande variété de formes d’idées : plus l’idée est nouvelle, plus il faudra s’interroger sur la capacité des futurs clients à l’accepter ; plus elle est banale, plus il conviendra de s’interroger sur sa réelle utilité par rapport à l’offre déjà existante sur le marché.

 

Les différents types d'idée

Aucune idée n’a jamais prouvé sa supériorité sur une autre dans le domaine de la création d’entreprise. Une innovation technologique révolutionnaire n’a pas plus d’atouts au départ que la saisie d’une simple opportunité commerciale sur un marché banal.Créer une entreprise est donc, en quelque sorte, une opération vérité qui remet les « compteurs à zéro ».

L'activité connue

Ce type de création peut paraître a priori le moins risqué : l'idée est bien maîtrisée car elle correspond à un métier exercé pendant plusieurs années. Les « règles du jeu » sont connues, les compétences techniques à mettre en œuvre font partie du savoir-faire, bref, on se sent à l’aise.

En matière de création d'entreprise, le professionnalisme du créateur est naturellement un facteur de réussite du projet. Ceux qui créent dans un métier qu'ils connaissent bien ont généralement plus de chances de réussir que ceux qui se risquent dans l'inconnu.

Il convient cependant d’être prudent. Cette voie d’accès à la création d’entreprise peut donner un sentiment de sécurité factice : le professionnel est expert dans son domaine, mais ne maîtrise pas forcément les autres facettes du « métier de créateur » (gestion, commercialisation...) et ne suit pas toujours l’évolution de son métier de base.

Il doit également être en mesure d’appréhender le marché visé pour pouvoir « faire sa place » face aux concurrents.

L'idée des autres

Créer une entreprise en recourant aux idées des autres, nécessite de rester à l'affût de tout ce qui se passe en France ou ailleurs en matière de nouveaux produits, de nouveaux modes de consommation, de nouveaux concepts marketing : la plupart des magazines économiques ou spécialisés en création d'entreprise ont une rubrique à cet effet.

Il est indispensable également d'assurer une veille dans les annonces de "recherches de partenariat", bulletins de "propositions d'affaires", bourses d'opportunités (car certains ont le produit ou le savoir-faire mais manquent de moyens et recherchent un associé). Les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) ou de Métiers (CM), et les autres organismes de développement économique local  proposent souvent ce service.

On peut aussi acheter un brevet ou négocier une licence d'exploitation d'un brevet ou d'une marque.

Il est enfin possible de signer un contrat de concession ou de s'engager dans un contrat de franchise. La notoriété et l'ancienneté du concédant ou du franchiseur  ainsi que l'existence de son  réseau apportent (avec les obligations d'information qui leur sont imposées) un certain gage de sécurité pour la réussite de l'entreprise nouvelle. 

Il ne faut pas oublier, bien sûr, de questionner soi-même une ou plusieurs entreprises liées avec le concédant ou le franchiseur envisagé.

Si toutes ces pistes balisées ne conviennent pas, il reste alors à rechercher une idée vraiment nouvelle d'entreprise.

L'idée(suite).

L'opportunité pure

Une opportunité, une bonne occasion, « l’affaire à ne pas manquer » peut également se présenter !

Pour déceler une opportunité, il convient tout d’abord de se mettre dans une disposition d'esprit favorable, se résumant à :

avoir en permanence l’esprit critique pour juger des situations commerciales présentes, des réels mérites des positions acquises, des lacunes des systèmes établis, des défauts des produits ou services offerts, etc. 

Bien des nouveaux concepts de produits, de services ou de prestations sont le fruit d’une remise en cause ou d’une carence constatée dans l'offre par rapport aux problèmes rencontrés dans la vie en général.

exercer en permanence une grande curiosité intellectuelle : le monde change vite et sans répit. Pour en saisir les opportunités encore faut-il rester en prise avec lui. Cela nécessite une disponibilité intellectuelle importante pour s'informer, analyser, comprendre, anticiper, voire prédire certaines évolutions. Etre curieux de tout pour détecter les opportunités.

faire preuve d’une grande ouverture d’esprit et savoir accepter les apports extérieurs, les savoir-faire ou pratiques différentes qui peuvent ouvrir de nouvelles possibilités commerciales. Il y a souvent, dans les autres économies nationales, quelque chose à transposer ou à adapter pour en faire un projet commercial en France.

L'application nouvelle

Créer une entreprise à partir d'une "application nouvelle" consiste à utiliser une technique, un savoir-faire, un produit connu en le transposant dans une autre activité, dans un nouveau contexte ou sur un marché différent. 

Il y a une part d'innovation dans les "applications nouvelles" et la réaction souhaitée du consommateur n'est pas toujours certaine. Un projet de création dans une application nouvelle est donc plus risqué, mais en cas de succès la rentabilité est supérieure, par contre le plagiat y est alors très rapide. 

La période actuelle, empreinte d'une évolution sociologique rapide des valeurs et des modes de vie est favorable aux "applications nouvelles".

L’innovation pure

L'innovation pure relève d'un exercice plus ardu. Créer un nouveau produit, généralement à fort contenu technologique, entraîne des besoins importants de capitaux pour passer à la phase préindustrielle, pour réaliser une étude de marché, nécessairement approfondie, et pour attendre la réponse du marché. Dans ce cas-là, les risques se cumulent, mais la rentabilité s'avère normalement bien plus élevée que dans une activité banale où la concurrence est souvent très forte.

La protection de l'idée

L'idée en soi ne peut être protégée.

Seule peut être protégée la forme selon laquelle elle s'exprime : invention, marque, création littéraire ou artistique...

D'une manière générale, on appelle propriété intellectuelle, les droits qui protègent les créations " issues de l'activité de l'esprit humain " contre toute appropriation de tiers. Ces droits se divisent en deux branches :

Les droits d'auteurs

Ils protègent les œuvres de l'esprit :

les oeuvres littéraires : thèses, romans, pièces de théatre...

•les oeuvres d'art : peinture, sculptures, œuvres d'arts appliqués à l'industrie, plans d'architectes, photographies…•

les œuvres musicales ou audiovisuelles,

les logiciels.

Les droits d'auteurs sont attribués " naturellement ", sans l'accomplissement de formalités particulières.

Toutefois, il peut être utile, avant de divulguer sa création à des tiers, de se préconstituer des preuves pour être en mesure d'attester que l'on est bien l'auteur de cette création et faire valoir ainsi, le jour voulu, ses droits d'auteurs.

Plusieurs procédures sont possibles :

Utiliser l'enveloppe Soleau mise à disposition des créateurs par l'INPI (Institut national de la propriété industrielle).

Déposer un document retranscrivant l'idée auprès de la SGDL (Société des gens de lettres).

Utiliser un service de dépôt en ligne du type de celui de la SGDL : http://www.cleo-sgdl.org/, ou de Cyberprotec : http://www.cyberprotec.com/

  • faire établir un constat d'huissier ou un acte notarié, ou s'adresser, soi-même, un pli recommandé qui ne sera pas ouvert lors de la réception…

Pour en savoir plus, se reporter au document "Protéger son idée".

Les droits de propriété industrielle

Ils se répartissent en deux catégories :

les droits sur les créations nouvelles, qu'il s'agisse de créations à caractère utilitaire (brevets d'invention) ou à caractère ornemental (dessins et modèles),

les droits sur les signes distinctifs : marques, appellations d'origine, indications de provenance.

Les droits de propriété industrielle, contrairement aux droits d'auteur,  nécessitent l'accomplissement de formalités particulières auprès de l'INPI -  Institut nationale de la propriété industrielle -

La protection d'une invention s'obtient par la délivrance d'un brevet ou d'un certificat d'utilité.

Pour être brevetable, l'invention doit répondre à 3 critères :

- elle doit présenter un caractère absolu de nouveauté : elle ne doit jamais avoir été divulguée au public,

- elle ne doit pas découler d'une manière évidente de l'état de la technique ; en d'autres termes, elle doit faire preuve d'une activité inventive, c'est pourquoi il convient d'effectuer une recherche d'antériorité sur l'invention avant de déposer une brevet,

- elle doit être susceptible d'application industrielle.

Le dépôt d'une marque peut être réalisé par toute entreprise, quelle que soit sa forme, ou toute personne physique.

Il peut s'agir d'une marque de fabrique, de commerce ou de service, ou tout simplement du nom de l'entreprise s'il est suffisamment original et non encore utilisé par une autre entreprise concurrente.

Peuvent faire l'objet d'un dépôt de marque auprès de l'INPI, à condition qu'ils soient distinctifs et suffisamment originaux  :

- un signe verbal, qui peut s'écrire ou se prononcer : nom, mots, lettres, chiffres, sigles, slogans...

- un signe figuratif : dessins, logos, hologrammes, reliefs... mais aussi des formes, nuances précises ou combinaisons de couleurs...

- un signe sonore : sons, phrases musicales pouvant être matériellement traduits.

Les dessins et modèles peuvent également faire l'objet d'un dépôt. Désormais, la protection d'un dessin ou d'un modèle peut s'acquérir par l'enregistrement, et non seulement du fait de sa création.

Deux systèmes coexistent donc : la protection des dessins et modèles par les droits d'auteurs et par l'enregistrement à l'INPI.

La protection des dessins et modèles s'applique à l'apparence d'un produit ou d'une partie d'un produit ainsi qu'à son ornement, caractérisée en particulier par ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa forme, sa texture ou ses matériaux.

Pour bénéficier de la protection :

- le dessin ou modèle doit être nouveau, c'est à dire qu'il ne doit pas être identique ou quasi-identique à un dessin ou modèle divulgué au public antérieurement,

- il doit présenter un caractère propre, c'est à dire susciter chez l'observateur averti une impression visuelle d'ensemble différente de celle suscitée par toute création divulguée antérieurement.

Définir l'idée

Quelle que soit son origine, l'idée ne représente au départ rien de bien concret.
Pour passer à un projet réaliste, la première chose à faire est de bien la définir, c’est à dire de se forcer à la résumer en quelques lignes précises, concises et fortes.

Cet exercice va permettre de coucher sur le papier cette fameuse idée, d’arriver à en cerner clairement les différents aspects en évoquant :

- les caractéristiques du produit ou du service envisagé,

- son utilité, son usage, les performances prévues,

- les grands principes de fonctionnement de l’entreprise à créer.

A ce stade de la réflexion, il faut s'efforcer de prendre conscience des « moins » (faiblesses, lacunes) du produit ou du service proposé, mais aussi, a contrario, des « plus » (caractère novateur ou spécifique) et de ses avantages concurrentiels.

Pour vous aider dans cette démarche, téléchargez le guide de l'APCE intitulé Valider son idée de création d'entreprise.

02 février 2008

Création d'entreprise : trois erreurs tactiques qui tuent

c0446000a5e5f5c46b1d810f246b80ba.jpgUne erreur statégique dès le départ et l'entreprise aura peu de chance de tenir le coup. Trois mauvais plans à éviter et les solutions à mettre en oeuvre. Extrait de 250 erreurs à éviter en création d'entreprise, édité par L'Express.

Démarrer avec un projet trop ambitieux:

– Concevez une check-list des frais à considérer lors de l’établissement d’un devis.
– Définissez avec précision votre cahier des charges.
– Détaillez clairement vos frais généraux.
– Élaborez votre planning d’exécution.
– Entourez-vous de partenaires professionnels pour atteindre un but ambitieux.
– Pensez à budgéter l’entretien du matériel.
– Planifiez votre budget sur neuf mois de chiffre d’affaires et sur douze mois de charges !
– Prenez en compte les frais indirects.
– Prévoyez un développement par échelon/par étape.
– Tenez compte des potentiels de vos clients et concentrez-vous sur ceux qui ont un fort potentiel.
– Vérifiez la rentabilité de votre projet.

Croître trop vite:

– Ayez un taux de rentabilité supérieur à votre taux de croissance.
– Contrôlez-vous et ne vous emballez pas. Maîtrisez votre croissance.
– Définissez les objectifs nécessaires.
– Planifiez très soigneusement votre projet.
– Soyez réaliste et raisonnable et réfléchissez à deux fois avant de vous lancer. Sélectionnez en priorité les opérations les plus rentables.
– Suivez le plan que vous avez établi.
– Tenez compte de l’humain.

Se diversifier trop rapidement:

– Améliorez la qualité de vos produits/services avant de vous diversifier.
– Évitez de désorienter vos clients et soyez près d’eux.
– Restez attentif aux cycles de vie de vos produits/ services.
– Soyez fidèle à vos idées/valeurs.
– Tenez-vous à vos objectifs.

09 novembre 2006

Le guide de la création.

d25031e8219ddaebdb96c6408a2b5b71.jpgL'idée.

Tout projet de création d’entreprise commence par une idée. Qu'elle naisse de l'expérience, du savoir-faire, de la créativité ou d'un simple concours de circonstance, l'idée prend souvent la forme d'une intuition ou d'un désir qui s'approfondit et mature avec le temps...
 
Le projet personnel.

Quelle que soit l’origine du projet de création, il est indispensable de vérifier sa cohérence avec son projet personnel pour assurer sa réussite.
 
L'étude de marché.

Après avoir vérifié la cohérence du projet économique par rapport à ses propres contraintes et atouts personnels, on peut passer à une nouvelle étape : l’élaboration de son projet de création d’entreprise.
 
Les prévisions financières.

L’établissement des prévisions financières consiste à traduire, en termes financiers, tous les éléments réunis au cours des étapes précédentes et à vérifier la viabilité de son entreprise en projetant ces éléments sur une période pertinente et suffisamment lisible : 3 ans.
 
Trouver des financements.

A ce stade du projet, il convient de réunir les capitaux qui seront nécessaires pour financer les différents besoins durables identifiés dans les étapes précédentes.
 
Les aides.

Il existe un certain nombre de dispositifs publics d’aides à la création d’entreprise. Ces dispositifs sont mis en place à l’initiative de l’Etat ou des collectivités locales
 
Choisir un statut juridique.

Quelle que soit l'activité qui sera exercée, industrielle, commerciale, artisanale, ou libérale le choix d'une forme juridique se fera entre
 
Les formalités de création.

Les formalités administratives ont été considérablement simplifiées avec de la mise en place des Centres de formalités des entreprises (CFE), "guichets uniques" auprès desquels sont déposées les demandes d'immatriculation, de modification ou de cessation d'activité des entreprises.
 
Installer l'entreprise.

Cette phase d'installation de l'entreprise consiste à effectuer un certain nombre de démarches qui permettront de démarrer l'activité dans les meilleures conditions possibles.
 
Les premiers mois d'activité.

Durant les premiers mois d'activité, le créateur va découvrir et se familiariser avec un nouveau monde, celui de l'entreprise et de son environnement - et mettre en oeuvre les moyens et procédures qui permettront de contrôler l'efficacité commerciale et administrative de l'entreprise.

19:30 Publié dans Création. | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : création, guide