14 septembre 2006

la 3ème Convention e-commerce

Mardi 12 septembre 2006, les représentants des principaux acteurs du e-commerce en France inauguraient la 3ème Convention e-commerce organisée par E-Business Info.

Revivez en différé l'intégralité de cette conférence inaugurale, avec les analyses, les slides et les chiffres de :

medium_ecommerce_120x230_03.gif- François Monboisse, Président de la Fédération des Entreprises de Vente à Distance
- Jérôme de Labriffe, Président de l'Internet Advertising Bureau
- Grégory Boutté, Directeur Général de eBay France
- Christophe Parcot, Vice Président Europe du Sud et Directeur Général France,Yahoo!
- Corinne Lejbowicz, Directrice générale du LeGuide.com

Une séance d'ouverture animée par Alain Laidet, DG de E-Business Info.

Video en ligne ici

Rendez-vous cet après-midi au palais des congrès de Paris pour retrouver 5 Conférences et 100 Exposants :

Référencement - Avec Ucatchit Référencement, S-Team, WSI, Action Audit Référencement
Catalogue et gestion de contenu - Avec Access Commerce, Power Boutique, Abstrakt Graphics
E-Mailing - Avec Epsilon Interactive, iBase, Come and Stay, Directinet
Juridique - Caprioli & Associes, Indom, INPI
eCommerce 2.0 - Avec SQLI, Telechargement, WebWag, E-Genese INC.

 

04 septembre 2006

À 90 ans, il est barman à New York!

medium_Algonquin.2.jpgÀ 90 ans, Hoy Wong est le plus vieux barman en activité à New York, où il officie derrière le comptoir du célèbre hôtel Algonquin, se plaisant à évoquer ses mythiques clients comme Marylin Monroe, Judy Garland ou le Duc de Windsor.

Malgré ses 90 printemps qu'il vient de fêter mercredi, Hoy Wong, originaire de Hong Kong, sert encore ses cocktails d'une main parfaitement assurée et s'exprime avec énergie dans un anglais teinté d'un fort accent asiatique.

Celui qui est perçu comme le «barman des stars» a, au fil des ans, rencontré plusieurs célébrités.

Le joueur de baseball et ancien mari de Marilyn Monroe, Joe Di Maggio était un habitué. Il venait chaque samedi soir et s'asseyait dans un coin. «Il buvait du Johnny Red avec du soda, restait assis pendant 4 ou 5 heures. Il ne voulait pas être dérangé», raconte Hoy Wong.

John Lennon et l'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger ont aussi fait parti de ses clients. Ces deux hommes avaient en commun leur goût pour le ehisky.

La vie était moins chère à l'époque, mais les salaires plus bas. «Je gagnais 45 $ par mois au début en travaillant six jours et demi par semaine et 12 à 14 heures par jour. Un cocktail coûtait alors 1 $ et une dose de whisky 75 cents», dit celui qui gagne aujourd'hui 23 $ l'heure.

Hoy Wong a fui sa ville natale en 1940 pour San Francisco, où il a rejoint les forces aériennes américaines et a appris l'anglais.

Démobilisé en 1946 après avoir été envoyé en Inde et en Chine, il s'est alors installé à New York et a commencé à travailler comme barman deux ans plus tard.

Hoy Wong, qui a arrêté de boire de l'alcool il y a 30 ans et n'a jamais fumé, estime que sa recette de longévité n'a rien de surprenant: «Manger correctement, faire la sieste. Faire du sport tous les jours et ne pas s'inquiéter pour l'argent».

Voir un diaporama de l'Hôtel Algonquin.

Barman à New York

 



Les 20 femmes les plus puissantes au monde.

La chancelière allemande Angela Merkel a détrôné la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice comme femme la plus puissante de la planète, selon le classement 2006 des 100 femmes les plus influentes en termes de visibilité médiatique et de pouvoir économique, publié jeudi par le magazine Forbes.

medium_Angela_Merkel.JPGL'an dernier, Angela Merkel, alors chef de l'opposition démocrate-chrétienne en Allemagne, n'apparaissait même pas dans le classement.

Condoleezza Rice, secrétaire d'État depuis janvier 2005 après avoir conseillé le président George W. Bush sur la sécurité nationale depuis son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2001 doit se contenter de la 2e place de ce classement qu'elle dominait depuis 2004.

La vice-première ministre chinoise Yi Wu, surnommée la «dame de fer» de Chine, réputée pour son intelligence, sa fierté et son élégance, glisse également d'une place pour se retrouver au 3e rang des femmes les plus puissantes du monde.

Les sept femmes suivantes du Top 10 sont des «executive women» appartenant au monde des affaires. La pdg désignée de PepsiCo, l'Américaine d'origine indienne, Indra Nooyi est 4e de la liste de Forbes, suivie d'Anne Mulcahy, dirigeante de Xerox.

La première française du classement est Anne Lauvergeon (8e) qui dirige le groupe nucléaire Areva.

Parmi les entrées remarquées figurent les noms de Michelle Bachelet, la présidente socialiste du Chili (17e), celui de la présidente du Liberia Ellen Johnson-Sirleaf (51e) et celui de la première ministre de Corée du Sud Han Myung-sook (68e).

La démocrate Hillary Clinton, possible candidate démocrate à la Maison Blanche en 2008, a fait un bond de huit places occupant cette année le 18e rang contre le 26e l'an dernier.

La première dame des États-Unis, Laura Bush occupe la 43e place tandis que la reine Elizabeth II se classe à la 46e place entre la présidente des Philippines Gloria Arroyo (45e) et la prix Nobel de la paix birmane Aung San Suu Kyi (47e).

L'égérie de la politique indienne, l'Indienne d'origine italienne Sonia Gandhi, présidente du Parti du Congrès occupe la 13e place du classement.

La seule femme politique française à figurer dans ce classement est la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie (57e) qui perd six places par rapport à l'an dernier.

Christie Hefner, fille du fondateur du magasine Playboy et désormais à la tête des publications du même nom, fait un bond de 10 rangs passant de la 90e à la 80e place.

Les 20 femmes les plus puissantes:

1. Angela Merkel: chancelière d'Allemagne
2. Condoleezza Rice: secrétaire d'État USA
3. Yi Wu: vice-première ministre (Chine)
4. Indra Nooyi: pgd désignée de PepsiCo
5. Anne Mulcahy: pgd de Xerox

6. Sallie Krawcheck: directrice des finances de Citigroup
7. Patricia Woertz: pgd d'Archer Daniels Midland
8. Anne Lauvergeon: pgd d'Areva (France)
9. Brenda Barnes: pgd de Sara Lee
10. Zoe Cruz: co-présidente de Morgan Stanley

11. Irene Rosenfeld: pgd de Kraft
12. Melinda Gates: co-fondatrice de la fondation Gates
13. Sonia Gandhi: présidente du Parti du Congrès (Inde)
14. Oprah Winfrey: animatrice télé
15. Anne Sweeney: co-présidente de Disney Media Networks

16. Mary Sammons: pgd de Rite Aid
17. Michelle Bachelet: présidente du Chili
18. Hillary Clinton: sénatrice des États-Unis
19. Ann Livermore: vice-président de Hewlett-Packard
20. Helen Clark: première ministre de Nouvelle-Zélande

Les 20 femmes les plus puissantes au monde.

16 août 2006

Bien vendre sans pub.

Sans posséder la puissance de feu d'une multinationale, une petite entreprise peut lancer et imposer ses produits. La preuve avec cinq exemples de PME qui vendent sans faire de bruit dans les médias.

medium_micheletaugustin.2.jpgVous trouvez que la publicité « classique » revient cher, ne couvre pas bien la cible visée ? Qu'elle a un impact limité sur vos ventes ou ne peut pas donner assez d'explications pour faire acheter vos produits ? Découvrez comment des PME ont su lancer et imposer leurs produits sans faire grand bruit dans les médias.

Deux tactiques compensent l'absence de moyens publicitaires : l'action directe (sur le terrain) et la loi de proximité (avec les clients). Le marketing terrain consiste à aller à la rencontre du consommateur, que celui-ci marche dans la rue, prenne l'apéro dans un café ou bronze sur la plage. « Les auteurs du jeu Jungle Speed ont beaucoup travaillé le terrain pour créer un bouche-à-oreille positif : ils ont fait jouer dans les bars, les concerts, les soirées et, avec seulement 20 points de vente à leurs débuts, ils ont réussi à vendre 10 000 exemplaires en un an », explique Emmanuelle Galle, responsable marketing chez Asmodée Editions.

La loi de proximité comporte une dimension géographique (être physiquement au plus près de la clientèle), temporelle (visiter régulièrement la clientèle potentielle) et psychologique.
Ainsi, le PDG d'Assor, jeune société qui se fait une place dans le monde des courtiers d'assurances pour particuliers, a recruté comme commerciaux d' anciens coureurs moto pour placer plus aisément ses produits auprès des passionnés de deux-roues ! Et les pâtissier Michel&Augustin jouent la carte de la complicité auprès d'une clientèle bobo en affichant leurs trombines sur leurs packagings !

« Nous mettons en avant notre image de trublions »

Augustin Paluel-Marmont et Michel de Rovira, Michel&Augustin.

medium_michel_et_augustin_vue_1.2.jpg« Nous n'avons jamais passé un coup de fil à un journaliste, ils sont toujours venus d'eux-mêmes », affirme Augustin Paluel-Marmont. Michel&Augustin (biscuits et jus de fruits), lancé en septembre 2004 par Michel de Rovira et Augustin Paluel-Marmont, s'inspire de l'aventure de Ben&Jerry's (glaces), une entreprise fondée par deux amis du Vermont (Etats-Unis) de la génération peace and love , dans les seventies .

La stratégie retenue.

Donner à leurs biscuits 100 % naturels (ici pas de E 212 ou d'additifs bizarres) une image de produits sains, naturels et synonymes de plaisir. Se faire référencer dans des magasins très en vue. Et vendre aussi l'aventure humaine d'une création à mille lieux de l'image des multinationales de l'agroalimentaire.

Les actions menées.

Pour se faire connaître, Michel&Augustin a misé sur un référencement dans des points de vente à forte notoriété. Les biscuits sont référencés chez Colette, haut lieu de la branchitude, à la Grande Epicerie du Bon Marché, au Drugstore Publicis et dans quelque 70 autres points de vente parisiens. Les emplacements sont peu nombreux, mais très « visibles ». Pour certains référencements - chez Colette, par exemple -, il n'a fallu aux créateurs que le courage de pousser la porte du magasin pour l'obtenir !

Michel&Augustin soigne aussi ses vitrines. Le site internet, bien sûr, a un ton très humoristique et complice : « Personne n'a une idée pour requinquer notre bananier ? » Mais aussi le packaging : la forme cubique des boîtes de biscuits (vendus environ 1,80 euro les 40 grammes) se singularise et attire le client. La communication qu'il véhicule est drôle et crée un lien affectif : « Jetez cette boîte dans une poubelle jaune (celle des cartons à recycler)... si vous ne transformez pas l'emballage en maison de poupée. » Le packaging invite aussi le consommateur bobo à venir chez les deux associés, au 26, rue Hermel, dans le XVIIIe arrondissement de Paris (ce n'est pas Frank Riboud qui ferait cela !) ou à rejoindre l'entreprise pour aider au Burkina Faso des entrepreneurs locaux à créer des boulangeries. Car autant que des produits sains et naturels, les deux amis d'enfance vendent une aventure humaine : égarés dans les études commerciales et le business, ils ont écrit un Guide des boulangeries de Paris (les éditions de l'If) puis sont devenus boulangers. Dernier outil de communication utilisé, le véhicule de livraison, une Kangoo repeinte aux couleurs de la maison, sillonne Paris et fait la pub à peu de frais des « deux trublions du bon goût ».

Le résultat chiffré.

Les ventes sont encore modestes. Mais, en dix-huit mois, les trublions du goût se sont fait référencer dans 100 points de vente. Et, en 2006, ils veulent être présents dans 1 500. Ils ont réussi à créer un capital de sympathie autour de leur marque.

Activité :fabrication de biscuits et de jus de fruits.

Date de lancement : 2004

Chiffre d'affaires : non communiqué

Implantation : Paris XVIIIe

« Nos clés ? Les prix bas et le look »

Ulric Vieillard, PDG d'Ulric de Varens

medium_ulrica.2.jpg« Je n'ai jamais fait de publicité, ça ne m'empêche pas d'être le numéro 1 en termes de part de marché en volume sur le secteur des eaux de toilette féminines vendues dans la grande distribution », déclare Ulric Vieillard, PDG d'Ulric de Varens. Les marques de parfum des concurrents (Coty, L'Oréal, Bourjois...) investissent quant à elles massivement en publicité des montants équivalant à un an, voire deux ans de chiffre d'affaires, et elles pratiquent des prix de vente élevés.

La stratégie retenue. Les parfums Ulric de Varens adoptent la stratégie inverse : ils consacrent moins de 0,5 % à la publicité traditionnelle et pratiquent des prix sages et une forte créativité. « La publicité, je ne contrôle pas, je n'en connais pas l'efficacité », souligne Ulric Vieillard. Plutôt que de faire du matraquage télévisuel comme certains de ses concurrents, le PDG fondateur de cette PME indépendante cotée au second marché préfère miser sur l'innovation et le prix pour écouler ses produits. Cette stratégie de différenciation marketing permet à ses parfums de sortir des rayons sans grande publicité dans les médias.

Les actions menées. « Nos investissements en termes de marketing portent sur le produit. Par exemple sur le design des flacons, que nous confions au designer le plus en vogue, Thierry de Baschmakoff. Nous recourons aussi à des nez connus pour confectionner les jus. » L'entreprise investit également dans les points de vente sous forme d'animations et de promotions, des actions de marketing opérationnel très proche du terrain et à l'efficacité mesurable. « Au prix moyen de 10 euros l'unité, le produit sort tout seul des rayons parce qu'il devient accessible et permet de déclencher l'achat d'impulsion », assure Ulric Vieillard.

Le résultat chiffré. Les parfums Ulric de Varens sont numéro 1 sur leur marché (eaux de toilette féminines en grande distribution) avec 22,6 % de part de marché (selon ACNielsen).

Activité : création et commercialisation de produits de parfumerie.

Date de lancement : 1981

Chiffre d'affaires 2005 : 40,7 millions d'euros

Implantation : Paris XVIe

20 juillet 2006

Buzz: trois bonnes idées à imiter

- Comment gagner 1 million de dollars en six mois?

Alex_TewAlex Tew, un étudiant anglais de 21 ans, a eu l'idée génialement simple de créer une page web composée de 1 million de pixels, et de vendre chacun de ces pixels un dollar pièce. Dix mille annonceurs ont accroché leur logo à sa page. Les blogs et la presse écrite ont fait beaucoup parler de ce projet étrange. Résultat, le dernier pixel disponible a été vendu aux enchères sur ebay.com pour plus de 38 000 dollars.

- Comment récupérer simplement des milliers d'adresses e-mail?

Une page web où est affichée une photo différente chaque jour, des internautes qui peuvent voter pour élire la plus belle à la seule condition de laisser sur le site leur adresse e-mail... Il suffisait d'y penser.

Voilà un stratagème simple pour se créer rapidement une base de données de milliers de prospects à peu de frais. Le concept a évidemment fait des émules partout dans le monde.

- Comment faire connaître sa marque tout autour du globe?

Prenez une marque de bière, trouvez un slogan distinctif autour de spots décalés et diffusez-les sur le web. Cinq ans plus tard, Budweiser et ses publicités, où les protagonistes s'appellent pour se demander « wassup » pour « what's up » (« qu'est-ce que tu fais »), avec comme réponse invariable « having a Bud » (« je bois une Bud »), ont fait le tour du monde et suscité de multiples sites parodiques.

Cinq règles pour faire parler de votre entreprise sur le web.

Dans le concert du web, il est de plus en plus difficile de se faire entendre. Voici quelques bonnes recettes, pas forcément onéreuses, pour donner plus d'écho à votre petite musique.

medium_0007019.JPGEn 2003, la majorité des patrons européens de PME pensait qu'un site web servait avant tout de plaquette électronique, de présentation plus ou moins soignée des activités de leur entreprise. Deux ans plus tard, selon BNP Paribas Lease Group, trois dirigeants de PME sur quatre estiment que le web est un vrai outil d'amélioration des performances de l'entreprise. Mais, entre-temps, tout est devenu plus complexe. Il ne suffit plus d'ouvrir boutique sur la Toile pour exister dans le cyberespace. L'époque du système D et des petits miracles fabriqués avec des bouts de ficelle est révolue. Aujourd'hui, il faut du professionnalisme pour se hisser au-dessus du lot. Comment ne pas crier dans le désert ? Quelles que soient la taille de l'entreprise et l'importance de ses ambitions, il y a quelques règles à respecter. En voici cinq.

Règle n° 1 : s'afficher partout

Près de 57 % des internautes français (1) se rendent sur un site web sans passer par un moteur de recherche. Soit ils connaissaient déjà l'adresse de la société, soit elle était enregistrée dans leurs favoris, soit encore ils ont suivi un lien hypertexte dans un e-mail. La bonne vieille méthode qui consiste à inscrire l'adresse de son site web partout (documents commerciaux, papier à en-tête, cartes de visite, plaquettes, T-shirts...) reste donc une des meilleures solutions pour augmenter sa notoriété à peu de frais. Sans oublier la camionnette de livraison. Bon marché mais efficace.

(1) Source : At Internet.

Règle n° 2 : user de l'e-mail mais sans en abuser.

Impossible d'atteindre de nouveaux clients, de se faire connaître sans passer par une étape de prospection, c'est-à-dire de publipostage par e-mail. Pour trouver des prospects, bon nombre de sociétés spécialisées louent des bases de données pour des prix par contact oscillant entre 0,01 et 0,2 euro. La moyenne pour une base de contacts qualifiés se situe à 0,10 euro par contact. Mais, pour être sûr de faire mouche, encore faut--il appliquer quelques règles simples. En veillant à personnaliser le message (nom du destinataire dans l'objet et/ou dans le corps du message), à définir l'objet (objectif du message dans le titre) et à surveiller l'heure d'envoi (plutôt le matin pour apparaître en haut de la pile en bannissant les lundis et vendredis). Mais attention, pour Arnaud Dassier, le directeur de l'Enchanteur des nouveaux médias, « l'e-mailing peut être très décevant, il faut l'utiliser surtout pour le lancement de nouveaux produits, l'ouverture d'un magasin, bref pour de l'événementiel ». En effet, si 42,8 % des e-mails commerciaux sont ouverts (2), seulement 13,2 % amènent le récepteur à se rendre sur le site web de l'émetteur.

(2) Source : Doubleclick (mai 2005).

 

Règle n° 3 : attirer l'attention des moteurs de recherche.

Corollaire de la règle n° 1, presque un internaute sur deux (43 % en l'occurrence) arrive sur votre site après avoir trouvé votre société sur Google, Yahoo ! et consorts. Le moteur de recherche ne peut donc pas être négligé. Tout le monde bataille pour apparaître en tête des résultats, sachant qu'un internaute ne dépasse que rarement les trois premières pages. Pour que vous parveniez en tête, les agences spécialisées utilisent toute une série de stratagèmes techniques pour augmenter petit à petit la pertinence de votre site par rapport à plusieurs requêtes données. On parle alors de référencement optimisé. Une prestation facturée en agence spécialisée entre 10 000 et 20 000 euros annuels. Une autre solution, moins coûteuse mais plus consommatrice de temps, consiste à suivre quelques règles élémentaires qui assureront automatiquement, mais pas instantanément, une amélioration du classement de votre site. Utiliser un nom de domaine simple (type http://www.masociete.com/), évaluer sa cible pour définir au mieux les mots clés utilisés dans les titres des pages (c'est un fondamental qui sert à l'indexation), s'informer régulièrement de l'évolution des techniques de référencement pour chaque moteur, bannir les applications en flash et autres javascript, qui nuisent au bon fonctionnement des robots d'indexation, et enfin nouer des partenariats avec des sites web proches de son activité commerciale. Typiquement, le site de la société Dupont, spécialisée dans l'installation de salles de bains, aura fait figurer dans ses pages des liens vers des sites web de fabricants de salles de bains, de robinetterie, etc. Le site de la société Durand, spécialisée dans le conseil patrimonial, sera truffé de liens conduisant vers des courtiers en assurance, des agences immobilières, de la presse spécialisée en ligne, des comparateurs de taux ou des sites boursiers. Car les moteurs de recherche, pour définir la pertinence d'un site web par rapport à une requête, comptabilisent le nombre de liens extérieurs renvoyant vers un site donné. Plus le nombre est élevé, meilleur est le classement.

Règle n° 4 : acheter des liens sponsorisés.


Il n'est plus indispensable de lutter pour apparaître de manière naturelle en tête de classement dans les résultats de recherche. Les moteurs proposent maintenant d'acheter aux enchères des mots clés. C'est la nouvelle tendance. Schématiquement, lorsqu'un internaute émet une requête sur un moteur, au centre apparaissent les résultats « naturels » (aucune société n'a payé pour apparaître en tête : il s'agit alors de pertinence pure) et, sur le côté, les liens sponsorisés. Le fonctionnement en est simple : les mots clés sont vendus aux enchères. Typiquement, une société de plomberie achètera « robinet », « siphon », « joints ». Les coûts restent faibles pour les secteurs peu concurrentiels, ce qui permet de récupérer du trafic en déboursant de l'ordre de 1, 2 ou 3 centimes d'euro par clic. A l'inverse, le prix des mots clés peut devenir exorbitant sur des termes très courtisés (« hôtel », « vacances », « beauté »...). Pour acheter le mot « lawyer » aux Etats-Unis, il faudra débourser de 1 à 5 dollars par clic. A multiplier par quelques milliers de clics par jour ! Heureusement, le système est souple : l'annonceur peut se fixer un plafond de dépenses quotidiennes, au-delà duquel sa campagne est suspendue.

Règle n° 5 : débrider son imagination.

On appelle marketing viral ou interactif le fait de trouver un concept tellement original qu'il fera parler de lui tout seul, chaque internaute conquis ou amusé se chargeant de « faire passer » le lien vers le site en question à tout son carnet d'adresses. Un des meilleurs exemples reste celui de la société australienne John West qui, pour promouvoir ses boîtes de conserve, a réalisé une vidéo humoristique où un pêcheur attaque un ours en train de déguster un saumon en bord de rivière. S'ensuit un combat épique de karatékas entre les deux mammifères... Le pêcheur triomphe et la voix off annonce : « John West est prêt au pire pour vous donner le meilleur. » La vidéo a fait le tour du monde par simple échange entre internautes. C'est l'idée du marketing viral (lire ci-dessous l'encadré « Buzz : trois bonnes idées à imiter ») . Ça ne coûte pas cher et ça peut rapporter gros. A condition de suivre jouer la provocation, voire l'anti-politiquement correct, et de bien cibler les internautes appelés à propager le buzz. En règle générale, les jeunes sont plus réceptifs. A vos méninges !

"Avec le marketing viral, il faut savoir être patient"

  • Le référencement naturel est-il encore performant par rapport aux liens sponsorisés ?

Le référencement naturel reste très performant pour les sociétés dont l'activité n'a pas beaucoup de concurrents sur le web. En exploitant des mots clés très techniques, les résultats sont bons. En revanche, sur des mots clés très généraux (type « voyage », « commerce », « fête »...), il vaut mieux utiliser les liens sponsorisés pour apparaître en tête des résultats et ne pas payer des fortunes en référencement naturel. Pour l'UMP par exemple, avec des mots clés très convoités comme « Sarkozy » ou « délinquance », nous avons choisi très vite d'acheter des liens sponsorisés pour émerger sur le web.

  • Quel est le ticket d'entrée pour lancer une campagne de liens sponsorisés ?

 Il n'y a pas de ticket d'entrée à proprement parler. Nous faisons tourner de petites campagnes de liens sponsorisés à 10 euros par jour pour un de nos clients et cela lui rapporte deux prospects par mois. Les liens sponsorisés fonctionnent très bien pour des activités de niche : c'est facile et pas cher. Grosso modo, sur 1 000 personnes qui ont suivi un lien sponsorisé Google pour accéder au site de l'UMP, une centaine se sont inscrites au débat, devenant ainsi des prospects qualifiés, et une trentaine ont adhéré au parti. Cela donne un taux de transformation très honorable de 2 à 3 %.

  • Le marketing viral est à la mode. Quelles en sont les règles d'or ?

Il faut étonner, faire rire et surprendre. Il y a quelques années, au moment du Loft sur M6, nous avions lancé gauchestory.com, un site parodique où l'on suivait au quotidien la vie des huit principaux candidats de la gauche plurielle. Nous avons réussi à récupérer par ce biais plus de 36 000 adresses e-mails. Et ce n'est pas forcément coûteux à mettre en place. Certains films publicitaires qui font le tour du web ont été réalisés avec des bouts de ficelle. Ils ont juste exploité l'idée même du marketing viral, la recommandation. Mais attention : une campagne de marketing viral peut mettre plus de six mois à émerger. Il faut être patient.

(1) Son agence travaille pour l'UMP, qui a réussi le tour de force de recruter 215 000 adhérents en 2005 grâce au web.