26 octobre 2009
Les Patrons les Plus Influents: Top 15
Les activités portuaires et nautiques leur réussissent. Mais l'industrie de pointe comme les entreprises de services ne sont pas en reste.
1 Laurent Martens, le grand maître du port
Cet ingénieur des Ponts et Chaussées de 42 ans peut être satisfait. L'an dernier, La Pallice, le port de commerce de La Rochelle, le plus petit des ports autonomes français mais le seul en eaux profondes de la façade atlantique, a vu le volume de ses marchandises afficher la plus forte progression de l'Hexagone (+ 6,3 %), conséquence du changement de statut. En 2006, 7,3 millions de tonnes de pétrole raffiné, de céréales, de produits forestiers et sabliers ont transité par La Rochelle, et 30 000 à 40 000 croisiéristes y font escale chaque année. Laurent Martens doit plancher sur la reconversion de l'ancienne base sous-marinière allemande.
2 Jean-François Fountaine, le fabricant de catamarans
Les catamarans de croisière griffés Fountaine-Pajot sont fabriqués ici depuis trente ans. Porté par la croissance continue de ce marché, Jean-François Fountaine, 57 ans, ancien champion de voile, a décidé de pousser les portes de la Bourse. Son entreprise, créée dans les années 70 avec le régatier français Yves Pajot, veut augmenter le rythme de sa production (exportée à 80 %). Jean-François Fountaine est aussi une figure de la vie politique. Il siège au conseil municipal et préside le groupe socialiste au conseil régional, où il s'est maintes fois opposé à Ségolène Royal.
3 Georges Lacaze, l'ingénieur à « très grande vitesse »
C'est à l'usine Alstom d'Aytré qu'ont été conçues puis assemblées les rames du TGV récemment chronométré à 574,8 kilomètres-heure. Un motif de fierté pour Georges Lacaze, directeur du site depuis bientôt deux ans. Primé par le Groupe Alstom pour la deuxième année consécutive en vertu de son excellence industrielle, Aytré prépare la quatrième génération de TGV, baptisée l'AGV (automotrice à grande vitesse), dont les premiers essais devraient intervenir début 2008. « Nous participons à un appel d'offres en Italie auprès de l'opérateur privé NTV », révèle Georges Lacaze. Autre priorité, pour cet ingénieur qui a fait sa carrière à Alstom : réussir le redéploiement industriel de la conception des tramways, transférée à Valenciennes pour mieux laisser La Rochelle (qui continuera à assurer l'assemblage des tramways) se concentrer sur les TGV.
4 Charles Kloboukoff, l'entrepreneur ultravert
Cela fait presque quinze ans que Charles Kloboukoff milite pour le développement d'une entreprise économique citoyenne. Et ça marche : le chiffre d'affaires de son groupe, Léa Nature, a bondi de 25 % en 2006. Après les produits phytosanitaires, l'alimentaire bio, les cosmétiques naturels, il a lancé une gamme de textiles fabriqués en Inde à partir de coton bio. « L'entreprise ne cherche pas seulement à faire du profit. Elle est aussi là pour ouvrir des brèches et sensibiliser les consommateurs », explique ce fils d'une famille d'immigrés russes. Installés dans la zone industrielle de Périgny, les bâtiments sont un modèle de développement durable, du puits canadien en construction aux panneaux photovoltaïques, en passant par l'usage de lino naturel et de peinture biologique.
5 Jean-Marc Maréchal, le parrain du développement
Après la crise des chantiers navals et de l'automobile à la fin des années 80, l'agglomération rochelaise a fortement développé les projets immobiliers pour les entreprises avant de se concentrer sur l'accompagnement de jeunes pousses. Sous la houlette de son directeur du développement économique, Jean-Marc Maréchal, elle injecte chaque année entre 15 et 20 millions d'euros dans l'économie locale. C'est ainsi que des entreprises comme Léa nature, Cafés Merling ou Windkart se sont lancées à Périgny. « Nous travaillons sur une nouvelle zone industrielle, près du tracé de la future autoroute, qui, d'ici cinq ans, mettra 120 hectares supplémentaires à la disposition des PME », explique Jean-Marc Maréchal.
6 Daniel Peyron, l'innovateur précurseur de Sup de Co
Première grande école à avoir mis en place une filière master environnement, Sup de Co-La Rochelle cultive ses points forts : l'environnement, l'événementiel et le tourisme. Dernière innovation de son directeur général, Daniel Peyron : la création d'une école de management dédiée au tourisme. La Business School of Tourism ouvrira à la rentrée en partenariat avec l'université du Québec à Montréal et l'université de la Côte d'Opale (voir L'Expansion n° 719, page 161). « Il n'y a pas d'équivalent dans le monde », s'enthousiasme Daniel Peyron.